Débuter le Kinbaku: les erreurs communes

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Débuter le Kinbaku: les erreurs communes

Débuter le kinbaku n’est pas si simple ! Voici les erreurs que nous sommes le plus à même de faire et quelques conseils et pistes de réflexion pour y pallier.

Manquer de régularité


C’est un fait, pour devenir bon, il faut entraîner et répéter les mêmes gestes jusqu’à les ancrer en vous. C’est la base de tout apprentissage.

Espérer devenir calligraphe en ne suivant qu’un cours tous les deux mois et sans pratique chez soi est utopique. Vous ne diriez pas parler une nouvelle langue étrangère après seulement une conversation ?

Au début, il est indispensable de s’astreindre à réviser régulièrement les connaissances apprises.

Varier les styles et enseignants


Bien sûr, au début, il est normal de ne pas savoir vers quel but on tend. Mais assez rapidement, si l’on veut progresser, il faudra choisir un style et un enseignant.
Comment s’améliorer efficacement en apprenant cinq harnais de poitrine différents ou même deux nœuds de démarrage si l’on n’a pas le temps de les répéter chez soi et de les ancrer dans la mémoire musculaire ?

Multiplier les connaissances sans les avoir perfectionnées conduit à des erreurs cruciales : mélange de styles non adaptables, innovations de dernière minute entraînant une mauvaise appréciation de la scène en cours, tentative de reproduction hasardeuse…
Iriez-vous mélanger l’approche du Caravage avec celle de Van Gogh ?

Choisissez un enseignant, un style et progressez dans celui-ci. Votre enseignant aura cœur à assurer votre suivi pédagogique et vous accompagner à évoluer.
Précision : je ne fais pas l’apologie d’un style en faveur d’un autre. Il n’y a pas de bon, ou meilleur style. Il y a différents styles chacun mettant en avant une philosophie, un cadre technique propre à lui.  Prenez le temps de trouver celui qui fait écho en vous.

Ne pas savoir pourquoi on attache


Le Kinbaku ou bondage traditionnel Japonais, est une pratique érotique reposant sur un échange de pouvoir consenti entre deux personnes.
Ignorer ce postulat de départ conduit à une pratique aseptisée, dénuée de sens. Les bondages seront exécutés de façon molle, sans intention si ce n’est de les rendre confortables.
Pratiquer le Kinbaku, ce n’est pas faire ses preuves comme technicien de la corde ni connaitre 50 variations d’un harnais.

Attachez votre partenaire avec la réelle envie de le contraindre, de lui faire sentir combien il est désirable ainsi ligoté, regardez-le, touchez-le, prenez du plaisir à faire ce que vous faites. Vous ne progressez que mieux en donnant du sens à vos bondages. 

Etre trop pressé


Vouloir tout savoir, vouloir aller vite, se penser bon trop rapidement ou vouloir développer son propre style et sa créativité conduit à bien des erreurs.
Le Kinbaku n’est pas un catalogue infini de positions à savoir.  Evitez de consommer, de penser à comment faire une transition sur un harnais que vous avez découvert un mois plus tôt.
Apprenez ce harnais, comprenez-le et perfectionnez-le.

Un excès de confiance en soi fait aller trop vite, mésestimer la technique apprise ou mal anticiper les conséquences.
A contrario, un manque de confiance en soi donne une pratique timorée, pas assurée et inefficace.
Dans tous les cas, vous multipliez les risques pour le partenaire attaché. Apprenez à composer avant de décomposer ou revisiter.

Faire confiance à votre enseignant, répéter les éléments appris et prendre en compte les corrections données vous aidera à attacher à votre niveau et prendre confiance en vos capacités. Vous pouvez aussi apprendre de la personne que vous attachez en écoutant ses feedbacks et en ayant une bonne lecture d’elle.

Pour conclure

Débuter le Kinbaku demande un réel investissement à plusieurs niveaux pour chacun des partenaires. D’autres conseils sont développés dans d’autres articles du site.

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